Un guide opérationnel pour l’inclusion

Ce guide s’adresse aux collaborateurs du GIP Paris Formations & Compétences en contact direct avec des stagiaires et apprenants en situation de handicap (PSH).

Notre mission est de garantir un accès équitable à la formation, en conformité avec la loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances.

Ce document est conçu comme un outil pratique du quotidien, avec des exemples concrets, des bonnes pratiques et des solutions opérationnelles pour accompagner les PSH. Il met l’accent sur les aménagements raisonnables, l’accessibilité numérique et les financements disponibles via le FIPHFP et l’Agefiph.

Contexte

  • 12 millions de personnes en France vivent avec un handicap, dont 6,6 millions en âge de travailler (Insee, 2023)

  • Le taux d’emploi des PSH est de 43 % dans le secteur public, contre 65 % pour la population générale
  • En 2024, 25 % des apprenants en formation professionnelle déclarent un handicap, souvent invisible (troubles dys, psychiques, maladies chroniques)

Objectifs du guide

  • Outiller les formateurs, coordonnateurs, conseillers en formation, référents handicap et équipes administratives pour accueillir et accompagner les PSH
  • Proposer des solutions concrètes pour l’accessibilité (physique et numérique) et les aménagements
  • Clarifier les financements disponibles pour les apprenants

Comprendre les handicaps : une diversité à intégrer

Les stagiaires et apprenants peuvent présenter différents types de handicaps, visibles ou invisibles (80 % des handicaps sont invisibles). Voici les principales catégories et leurs implications en formation :

  • Handicap moteur : Difficultés de mobilité (ex. : fauteuil roulant, troubles de préhension)
  • Handicap sensoriel : Déficience visuelle (cécité, malvoyance) ou auditive (surdité, malentendance)
  • Handicap psychique : Troubles mentaux (ex. : anxiété, dépression) affectant la concentration ou les interactions
  • Handicap cognitif : Difficultés d’apprentissage (ex. : troubles dys, autisme)
  • Maladies invalidantes : Pathologies chroniques (ex. : diabète, cancer) impactant l’endurance

Bonnes pratiques pour éviter les stéréotypes :

  • Ne pas présumer des capacités d’un apprenant en fonction de son handicap
  • Engager un dialogue respectueux pour identifier les besoins : « Quels aménagements vous seraient utiles pour suivre la formation ? »
  • Exemple : Un stagiaire dyslexique a signalé des difficultés à lire les supports. Le formateur a adapté les documents en utilisant une police sans serif (Arial 14, interligne 1,5), facilitant la compréhension

Cadre légal : nos obligations

La loi du 11 février 2005 impose l’accessibilité des formations pour les PSH, conformément à l’Obligation d’Emploi des Travailleurs Handicapés (OETH). En tant qu’organisme public, nous devons

  • Garantir l’égalité d’accès à la formation
  • Mettre en place des aménagements raisonnables
  • Mobiliser des financements (FIPHFP) pour les adaptations nécessaires

Le référent handicap joue un rôle clé :

  • Coordination des actions d’inclusion
  • Lien avec les apprenants, les formateurs et les financeurs
  • Sensibilisation des équipes via des ateliers ou ressources

La RQTH : un levier pour les apprenants

La Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH), délivrée par la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH), permet aux apprenants d’accéder à des droits spécifiques :

  • Aménagements des parcours de formation (ex. : temps supplémentaire pour les évaluations)
  • Financement d’outils ou services adaptés (via FIPHFP ou Agefiph)
  • Accompagnement à l’insertion professionnelle (via Cap Emploi)

Bonnes pratiques

  • Informer les apprenants sur la RQTH sans les stigmatiser : « La RQTH peut vous donner accès à des outils pour faciliter votre formation »
  • Garantir la confidentialité : ne pas divulguer la RQTH sans consentement
  • Exemple : Une apprenante avec un trouble psychique a obtenu une RQTH, ce qui a permis un fractionnement des sessions de formation (séances courtes de 2h au lieu de 4h), réduisant son stress

FIPHFP et Agefiph :
financements pour les apprenants

(Fonds pour l’Insertion des Personnes Handicapées dans la Fonction Publique)

  • Public : Apprenants en formation dans des structures publiques
  • Financements :
    • Aménagements matériels (ex. : sièges ergonomiques, logiciels adaptés)
    • Accompagnement humain (ex. : preneur de notes, interprète LSF)
    • Adaptation des supports pédagogiques (ex. : documents en braille)
  • Exemple : Un stagiaire malvoyant a bénéficié d’un logiciel de lecture d’écran (NVDA, coût : 0€ car open source, installation financée par le FIPHFP) pour suivre les cours en ligne
  • Démarche : Le référent handicap soumet une demande via www.fiphfp.fr, avec un devis et une justification (ex. : RQTH, préconisation médicale)

Agefiph

(Association de Gestion du Fonds pour l’Insertion Professionnelle des Personnes Handicapées)

  • Public : Apprenants en formation dans des structures privées ou en recherche d’emploi
  • Financements :
    • Aides à l’adaptation des parcours (ex. : supports visuels, temps aménagé)
    • Compensation pour l’accès à la formation (ex. : transport adapté)
  • Exemple : Une apprenante en fauteuil roulant a obtenu un financement Agefiph pour un transport adapté (coût : 600 €/mois, pris en charge à 80 %), lui permettant d’assister aux cours
  • Démarche : Contacter un conseiller Agefiph ou Cap Emploi via www.agefiph.fr

Différences clés

Critère FIPHFP Agefiph
Secteur Public Privé
Public Apprenants en structures publiques Apprenants en structures privées
Exemples d’aides Logiciels, interprètes, aménagements Transports, supports adaptés
Accès Via employeur public Via organisme ou individu

Aménagements raisonnables :
solutions concrètes

Les aménagements raisonnables sont des adaptations personnalisées pour garantir l’égalité d’accès à la formation. Ils doivent être simples, efficaces et proportionnés.

Types d’aménagements

  • Aménagements matériels

    • Handicap moteur : Bureau réglable en hauteur (coût : 500-1 200 €, FIPHFP), rampes d’accès
    • Handicap visuel : Logiciels de synthèse vocale (ex. : JAWS, coût : 1 200 €, FIPHFP) or documents en braille
    • Handicap auditif : Systèmes de boucle magnétique (coût : 300-600 €, FIPHFP/Agefiph)
    • Exemple : Un stagiaire en fauteuil roulant a bénéficié d’un bureau adapté et d’un accès facilité aux salles de formation, financé par le FIPHFP
  • Aménagements pédagogiques

    • Fractionnement des sessions (ex. : 2h au lieu de 4h pour un trouble psychique)
    • Supports simplifiés (ex. : schémas, pictogrammes pour troubles cognitifs)
    • Temps supplémentaire pour les évaluations (ex. : +50 % pour un stagiaire dyslexique)
    • Exemple : Une apprenante avec un trouble dys a reçu des supports en police OpenDys (gratuite) et des consignes orales enregistrées, améliorant sa compréhension
  • Accompagnement humain

    • Interprète LSF (coût : 50 €/heure, Agefiph/FIPHFP)
    • Preneur de notes ou tuteur pour les troubles cognitifs
    • Exemple : Un stagiaire sourd a suivi une formation avec un interprète LSF pour les cours magistraux, financé par l’Agefiph

Cas pratiques

  • Cas n°1 : Handicap moteur

    • Contexte : Une apprenante en fauteuil roulant suit une formation en bureautique
    • Problème : Les salles ne sont pas accessibles, et le poste de travail est inadapté
    • Solution : Installation d’une rampe amovible (coût : 400 €, FIPHFP) et d’un bureau réglable. Résultat : L’apprenante suit la formation sans contraintes physiques
  • Cas n°2 : Handicap psychique

    • Contexte : Un stagiaire avec un trouble anxieux abandonne les sessions longues
    • Problème : Les journées de 6h sont trop fatigantes
    • Solution : Fractionnement en sessions de 2h et mise en place d’un espace calme pour les pauses. Résultat : Le stagiaire termine sa formation avec succès
  • Cas n°3 : Handicap visuel

    • Contexte : Un apprenant malvoyant ne peut lire les supports numériques
    • Problème : Les PDF ne sont pas accessibles
    • Solution : Conversion des supports en format texte lisible par un logiciel de synthèse vocale (NVDA, gratuit). Résultat : L’apprenant suit les cours de manière autonome

Accessibilité numérique :
un enjeu clé

L’accessibilité numérique garantit que les outils numériques (plateformes, supports pédagogiques) sont utilisables par les PSH. Elle est obligatoire dans les établissements publics (RGAA – Référentiel Général d’Amélioration de l’Accessibilité).

Bonnes pratiques

  • Supports pédagogiques :

    • Utiliser des polices lisibles (ex. : Arial, OpenDys, taille 14+)
    • Structurer les documents avec des titres, sous-titres et listes à puces
    • Fournir des alternatives textuelles pour les images (balises Alt)
    • Exemple : Un formateur a converti un diaporama PowerPoint en PDF accessible avec des descriptions textuelles pour un stagiaire malvoyant
  • Plateformes numériques :

    • Vérifier la compatibilité avec les lecteurs d’écran (ex. : JAWS, NVDA)
    • Activer les sous-titres automatiques pour les vidéos (ex. : sur Zoom ou Teams)
    • Exemple : Une plateforme de e-learning a été adaptée avec des sous-titres et une navigation au clavier pour un apprenant sourd
  • Outils gratuits :

    • NVDA : Logiciel de lecture d’écran (open source)
    • PDF Accessibility Checker : Vérifie l’accessibilité des documents PDF
    • Contrast Checker : Vérifie les contrastes de couleur pour la lisibilité

Cas pratique

  • Contexte : Une formation en ligne pour un groupe incluant un stagiaire malentendant
  • Problème : Les vidéos pédagogiques n’ont pas de sous-titres
  • Solution : Ajout de sous-titres automatiques via un outil gratuit (YouTube Studio) et fourniture d’un résumé écrit des vidéos. Résultat : Le stagiaire suit la formation sans difficulté

Accompagner les apprenants :
attitudes et bonnes pratiques

Accompagner des stagiaires et apprenants en situation de handicap nécessite une approche bienveillante, proactive et adaptée. Voici des recommandations détaillées pour chaque étape de l’accompagnement, enrichies d’exemples concrets et de conseils pratiques pour les équipes.

  • Lors de l’entretien ou de l’accueil initial

    L’accueil est un moment clé pour établir une relation de confiance et identifier les besoins des apprenants.

    • Adopter une posture inclusive :
      • Posez des questions ouvertes, respectueuses et axées sur les besoins : « Quels aménagements vous permettraient de suivre la formation confortablement ? » ou « Y a-t-il des ajustements qui faciliteraient votre participation ? »
      • Évitez les questions intrusives : ne demandez pas de détails sur la nature du handicap sauf si l’apprenant l’aborde spontanément.
      • Assurez la confidentialité : toute information partagée (ex. : RQTH) doit rester confidentielle, sauf accord explicite.
    • Créer un climat de confiance :
      • Présentez-vous et expliquer le déroulé de la formation pour réduire l’anxiété
      • Proposez un échange individuel (en présentiel ou à distance) pour discuter des besoins spécifiques
      • Soyez attentif aux signaux non verbaux (ex. : inconfort, hésitation) pour ajuster votre approche
    • Impliquer les accompagnants si nécessaire :
      • Pour les apprenants avec un handicap cognitif ou psychique, un échange avec un proche ou un professionnel (ex. : éducateur) peut aider à mieux comprendre les besoins, avec l’accord de l’apprenant
    • Exemple concret :
      • Contexte : Un apprenant avec un trouble du spectre autistique (TSA) assiste à un entretien d’inscription
      • Problème : Il semble stressé par l’environnement bruyant et les questions rapides
      • Solution : Le coordonnateur propose un entretien dans une salle calme, utilise un langage clair et fournit un planning détaillé de la formation (horaires, pauses). Résultat : L’apprenant se sent rassuré et s’inscrit avec confiance
    • Conseil opérationnel :
      • Préparez un questionnaire d’accueil standardisé (ex. : « Avez-vous des besoins spécifiques pour l’accès, les supports ou les horaires ? ») à envoyer avant l’entretien pour anticiper les aménagements.
  • Pendant la formation

    Une fois la formation commencée, l’accompagnement repose sur une pédagogie adaptée, une communication régulière et une flexibilité dans les ajustements.

    • Adapter la pédagogie :
      • Varier les supports : Combine oral, écrit et visuel pour répondre à différents besoins. Exemple : utiliser des schémas ou vidéos sous-titrées pour les troubles cognitifs ou auditifs
      • Fractionner les sessions : Pour les apprenants avec des troubles psychiques ou des maladies chroniques, proposez des séquences courtes (ex. : 1h30 au lieu de 3h) pour éviter la fatigue
      • Augementer le temps d’évaluation : Accordez du temps supplémentaire pour les épreuves (ex. : +50 % pour un stagiaire dyslexique ou avec des troubles de concentration)
      • Simplifier les consignes : Utilisez un langage clair, des phrases courtes et des supports visuels (ex. : pictogrammes pour les troubles cognitifs)
    • Maintenir un dialogue régulier :
      • Organisez des points individuels hebdomadaires ou bimensuels pour vérifier si les aménagements sont efficaces
      • Encouragez les apprenants à signaler tout inconfort ou besoin d’ajustement sans crainte de jugement
      • Collaborer avec le référent handicap :
      • Signalez tout besoin d’aménagement au référent pour mobiliser des financements (FIPHFP/Agefiph) ou des ressources externes (ex. : Cap Emploi)
    • Exemple concret :
      • Contexte : Un stagiaire avec un trouble dyslexique rencontre des difficultés à suivre les supports écrits d’une formation en comptabilité
      • Problème : Les documents PDF sont denses et peu lisibles
      • Solution : Le formateur convertit les supports en police OpenDys (taille 14, interligne 1,5) et fournit des enregistrements audio des consignes. Un temps supplémentaire de 30 % est accordé pour les évaluations. Résultat : Le stagiaire valide ses compétences avec une meilleure compréhension
    • Cas pratique :
      • Contexte : Une apprenante avec un trouble psychique (anxiété sévère) a des difficultés à rester concentrée lors des sessions de groupe
      • Problème : Les interactions fréquentes avec d’autres apprenants augmentent son stress
      • Solution : Le formateur propose des sessions en petit groupe (4-5 personnes), un espace calme pour les pauses et un tuteur pour reformuler les consignes. Résultat : L’apprenante participe activement et progresse dans ses apprentissages
    • Conseil opérationnel :
      • Créez une fiche de suivi pour chaque apprenant PSH, notant les aménagements mis en place, les retours de l’apprenant et les ajustements nécessaires. Partagez cette fiche avec le référent handicap (avec l’accord de l’apprenant)
  • Gestion des situations complexes

    Certains apprenants peuvent présenter des comportements ou besoins complexes (ex. : crises d’anxiété, difficultés sociales liées à l’autisme). Voici comment réagir :

    • Rester calme et empathique :
      • En cas de crise (ex. : anxiété), proposez une pause dans un espace calme et utilisez un ton rassurant
      • Pour les apprenants avec TSA, évitez les changements imprévus (ex. : modification d’horaire sans préavis)
    • Anticiper les besoins :
      • Identifiez en amont les déclencheurs potentiels (ex. : bruit, pression temporelle) et proposez des solutions (ex. : casque antibruit, planning clair).
    • Impliquer des experts :
      • Collaborez avec le référent handicap ou des partenaires (ex. : psychologue via Cap Emploi) pour des situations spécifiques
    • Exemple concret :
      • Contexte : Un stagiaire avec un trouble psychique interrompt souvent les cours par des questions répétitives, perturbant le groupe
      • Problème : Les interruptions ralentissent la formation
      • Solution : Le formateur organise un point individuel hebdomadaire pour répondre aux questions du stagiaire et fournit un carnet pour noter ses interrogations, à discuter en fin de session. Résultat : Le stagiaire se sent écouté, et les interruptions diminuent
    • Conseil opérationnel :
      • Formez-vous aux bases des troubles psychiques et cognitifs via des modules courts (ex. : formations en ligne de l’Agefiph ou du FIPHFP) pour mieux comprendre les réactions des apprenants
  • Collaboration avec les acteurs externes
    • Cap Emploi : Oriente les apprenants vers des accompagnements pour l’insertion professionnelle (ex. : stages adaptés post-formation)
    • Ressource Handicap Formation (RHF) : Fournit des conseils et financements pour l’adaptation des parcours
    • Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH) : Accompagne les démarches RQTH
    • Exemple concret :
      • Contexte : Une apprenante avec une maladie chronique (fatigue importante) a besoin d’un aménagement pour un stage en entreprise.
      • Problème : Les horaires standards sont trop exigeants.
      • Solution : Le référent handicap contacte Cap Emploi, qui négocie avec l’entreprise des horaires réduits (4h/jour) et un transport adapté financé par l’Agefiph. Résultat : L’apprenante valide son stage avec succès.
  • Sensibilisation des autres apprenants
    • Pourquoi ? Les apprenants non handicapés peuvent parfois mal comprendre les aménagements accordés aux PSH, ce qui peut créer des tensions
    • Comment ?
      • Expliquez anonymement l’importance de l’inclusion : « Certains d’entre vous peuvent bénéficier d’ajustements pour suivre la formation équitablement, comme des pauses supplémentaires ou des supports adaptés »
      • Organisez une activité de sensibilisation (ex. : mise en situation avec des lunettes simulant une déficience visuelle)
    • Exemple concret :
      • Contexte : Un groupe se plaint qu’un apprenant bénéficie de temps supplémentaire pour les évaluations
      • Problème : Sentiment d’injustice dans le groupe
      • Solution : Le formateur explique lors d’un temps collectif (sans nommer l’apprenant) que des aménagements sont prévus pour garantir l’égalité des chances, comme des lunettes pour une personne myope. Résultat : Les tensions diminuent, et le groupe devient plus solidaire
  • Gestion des absences ou abandons
    • Pourquoi ? Les PSH peuvent être plus susceptibles d’absences ou d’abandons en raison de contraintes liées à leur handicap (ex. : fatigue, crises)
    • Comment ?
      • Contactez l’apprenant pour comprendre les raisons de l’absence (ex. : rendez-vous médicaux, stress).
      • Proposez des solutions flexibles : rattrapage des cours en ligne, sessions individuelles.
      • Collaborez avec le référent handicap pour mobiliser des financements (ex. : accompagnement humain).
    • Exemple concret :
      • Contexte : Un apprenant avec une maladie chronique manque plusieurs sessions
      • Problème : Il risque de décrocher
      • Solution : Le formateur propose des cours enregistrés et un tutorat individualisé (financé par le FIPHFP). Résultat : L’apprenant rattrape son retard et termine la formation
    • Conseils pratiques pour le quotidien
      • Planifiez à l’avance : Intégrez les aménagements dès la conception du programme (ex. : supports accessibles, pauses prévues)
      • Utilisez des outils simples : Fiches mémo avec consignes claires, calendriers visuels pour les horaires
      • Restez flexible : Soyez prêt à ajuster les aménagements en fonction des retours des apprenants
      • Documentez vos actions : Tenez un journal des aménagements mis en place pour chaque apprenant (confidentiel) afin de suivre leur efficacité et de transmettre au référent handicap
      • Formez-vous régulièrement : Participez à des ateliers de sensibilisation (ex. : proposés par l’Agefiph ou le FIPHFP) pour mieux comprendre les besoins des PSH

Financer les aménagements :
démarches opérationnelles

  • Identifier les besoins : Discuter avec l’apprenant pour évaluer ses contraintes (ex. : besoin d’un interprète, d’un logiciel).
  • Contacter le référent handicap : Il centralise les demandes et identifie le financeur.
  • Constituer le dossier : Fournir un devis, une RQTH ou une préconisation médicale.

  • Suivre la mise en œuvre : Vérifier l’efficacité des aménagements et ajuster si nécessaire.

Autres financements

  • Régions : Subventions pour l’accessibilité des formations.
  • France Travail : Aides pour les apprenants en recherche d’emploi.
  • Fonds sociaux : Soutien ponctuel pour les publics précaires.

Construire une culture inclusive

Actions concrètes

1. Sensibilisation :

  • Organiser des ateliers interactifs (ex. : simulation de handicaps sensoriels)
  • Diffuser des ressources via l’Activ’Box Agefiph (affiches, vidéos)
  • Exemple : Un atelier sur les troubles dys a permis aux formateurs d’adapter leurs supports, réduisant l’abandon des apprenants concernés

2. Formation continue :

  • Former les équipes à l’accessibilité numérique (ex. : utilisation de NVDA)
  • Sensibiliser aux handicaps invisibles (ex. : troubles psychiques)

3. Communication interne :

  • Créer une newsletter mensuelle sur l’inclusion
  • Participer à la journée DuoDay et à la Semaine Européenne pour l’Emploi des Personnes Handicapées (novembre)

Rôle des collaborateurs

  • Formateurs : Adapter les méthodes pédagogiques et signaler les besoins au référent handicap
  • Équipes administratives : Faciliter les démarches (ex. : inscription, RQTH)
  • Référents handicap : Coordonner les actions et mobiliser les financements

Ce guide est un outil vivant. Partagez vos retours et cas concrets pour l’enrichir et répondre aux besoins de nos équipes et apprenants !

Contactez Cécile Buanec, mission Handicap du GIP Paris Formations & Compétences

Contactez notre équipe

Sommaire

Publie le 3 novembre 2025 ||| Mis à jour le 4 novembre 2025

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