Si jusqu’ici un salarié pouvait utiliser librement les droits de son Compte personnel de formation (CPF) pour financer un bilan de compétences en intégralité, c’est désormais fini. Un plafonnement inédit de la mobilisation des fonds du CPF redessine le modèle de financement du bilan de compétences et le reste à charge des bénéficiaires du dispositif.
Février 2026 : un plafond fixé à 1600 € pour financer un bilan de compétence via son CPF
Depuis fin février 2026, la publication des décrets issus de la loi de finances 2026 du gouvernement instaure un changement majeur : le financement du bilan de compétences via le Compte personnel de formation devient strictement plafonné. Le montant mobilisable par le CPF est limité à 1 600 euros. Un plafond qui s’applique indépendamment du crédit disponible sur le compte du titulaire.
C’est une transformation importante pour les futurs bénéficiaires du bilan de compétences habitués à utiliser majoritairement leur CPF pour le réaliser, et dont le coût moyen dépasse généralement le montant fixé par ces nouvelles dispositions.
Avec la mise en place de cette réforme budgétaire, le CPF devient une enveloppe partielle, et non plus un financement complet du bilan de compétences, mettant fin à la pratique antérieure de dépense libre des droits cumulés.
Avril 2026 : une participation financière obligatoire au CPF portée à 150 €
Autre changement marquant en 2026 : un nouveau décret de la loi finances marque une deuxième évolution majeure concernant la participation forfaitaire obligatoire à l’utilisation de ses droits CPF : après une revalorisation à 103,20 € au 1er janvier 2026, le reste à charge CPF pour les actifs connait une hausse : elle est portée à 150 € par décret du 30 mars 2026, applicable depuis le 2 avril.
Cette part augmentée de financement individuel est rendue obligatoire afin de pouvoir déclencher l’utilisation de ses droits CPF quelle que soit la formation envisagée.
Concrètement, tous les bénéficiaires d’une formation (pour un bilan de compétences ou toute autre formation éligible) sont concernés et devront s’acquitter de cette somme de 150 € pour pouvoir mobiliser son CPF, sauf cas d’exonération ou d’abondement spécifique.
Une carence de 5 ans entre 2 bilans de compétences financés via le CPF
Dans la même démarche de bon encadrement des dépenses liées aux prestations de bilans de compétences, de nouvelles règles ont été également ajoutées au décret du 24 février 2026 pour renforcer les conditions d’accès au financement du bilan de compétences via son CPF :
Il faudra désormais :
- respecter un délai de carence de 5 ans entre deux bilans financés (que ce soit un financement public par le CPF, l’État, une région, France Travail, ou encore un financement privé par un Opco, un fonds d’assurance formation…);
- se servir de son CPF pour financer uniquement les heures d’accompagnement effectuées par l’organisme de formation dans le cadre de son bilan de compétences : les heures de travail et de recherche personnelle ne peuvent pas être facturées par l’organisme de formation.
Un objectif de cofinancement et de régulation des finances publiques
Ces deux grandes mesures 2026 de plafonnement et de participation obligatoire au CPF marquent un basculement vers un reste à charge quasi systématique pour le bénéficiaire : le coût d’un bilan de compétences dépassant la plupart du temps 1600 €, le CPF ne garantit plus un financement intégral, mais incite fortement au cofinancement. Sous certaines conditions d’acceptation, l’intervention d’un financeur tiers (employeur, OPCO, etc.) reste néanmoins envisageable.
Elles s’inscrivent dans une démarche :
- de maîtrise des dépenses publiques;
- d’encadrement des usages sur les organismes de prestations contre l’inflation des prix;
- de co-investissement des bénéficiaires.
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Publié le 3 avril 2026 | Mis à jour le 7 avril 2026
















